texte d’Aristote

Parmi les étants, certains sont par nature, les autres du fait d’autres causes : nous disons que sont par nature les animaux ainsi que leurs parties, les plantes, les corps simples comme la terre, le feu, l’air, l’eau – de ces choses, en effet, et des choses semblables nous disons qu’elles sont par nature. Or toutes ces choses se montrent différentes de celles qui ne sont pas constituées par nature. Chacune de celles-là, en effet, possède en elle-même un principe de mouvement et d’arrêt, les unes quant au lieu, d’autres quant à l’altération. Par contre un lit, un manteau, et quoi que ce soit d’autre de ce genre, d’une part en tant qu’ils ont reçus chacune de ces dénominations et dans la mesure où ils sont le produit d’un art, ne possèdent aucune impulsion innée au changement; mais, d’autre part, en tant que par accident ces choses sont faites de pierre, de terre ou d’un mélange des deux, elles possèdent « cette impulsion », et dans cette mesure, parce que la nature est un certain principe, à savoir une cause du fait d’être mû et d’être en repos pour ce à quoi elle appartient immédiatement par soi et non par accident »

Aristote, Physique, I, 2, 1092b8, trad. P. Pellegrin, GF.

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