Les étapes de la synthèse.

1ère étape : La lecture des textes.

Temps : 45 min env.

La lecture doit être active et concilier 2 objectifs : la rapidité et la compréhension.

a) Le principe de la lecture rapide : saisir l’essentiel, laisser l’accessoire.

– l’essentiel : le thème, les grandes étapes du texte et au final la thèse.

– l’accessoire : les détails d’une argumentation, les données chiffrées, les exemples, les effets dramatiques.

Au fur et à mesure de la lecture, repérer le vocabulaire essentiel (les mots-clefs), des expressions importantes qui donnent une idée de la thèse. Se faire aussi une idée du plan du texte, de sa logique et de sa thèse.

b) Mais lire aussi dans l’optique de la synthèse.

Mettre le texte en relation avec les autres textes (dans sa tête !) :

– qu’ont-ils en commun ? Quel thème, quelle problématique se dégage ?

– mais qu’ont-ils de distinct ? Quelle relation ont-ils entre eux ? Quel enchaînement forment-ils ?

c) Moyens.

– utiliser les marges,  ne pas hésiter à prendre des notes sur la feuille;

– la construction d’un tableau synthétique.

– usage du stabilo ou crayon papier. Préférence pour ce dernier qui permet des retraits.

Une fois les textes lus et résumés en un tableau synthétique, vient le moment de construire le plan de la synthèse. Cette étape est importante car elle détermine la rédaction à venir, c’est-à-dire la présentation de l’ensemble des idées contenues dans les documents selon un ordre logique et progressif.

 

2ième étape : au coeur du plan, la problématique.

Temps : 11 min env.

a) Déterminer la problématique la plus pertinente.

La problématique est l’objet de la discussion, du désaccord, et donc ce qui fait difficulté.

Par définition de l’épreuve, elle le point commun de tous les documents, leur « Plus Grand Dénominateur Commun » en quelque sorte (PGCD). Pour utiliser une autre analogie mathématique, nous pouvons dire qu’elle est à l’intersection de tous les textes.

Le principe pour la trouver va donc consister à éliminer – du moins, mettre provisoirement de côté – ce qui dans un texte ne se retrouve pas dans tous les autres. A l’inverse, il faut mettre en avant ce qui dans ce même texte est en lien étroit, en résonance forte avec tous les autres textes, ce qui est commun selon des points de vue différents.

Suggestion pour le travail : à partir du tableau synthétique, répartir sur l’espace de la feuille les différents sujets abordés par chaque texte en veillant à rapprocher certains, à donner une place privilégiée voire centrale à d’autres.

Autre suggestion : déterminer le thème commun à tous les textes, puis voir les spécificités introduites par chacun des textes. Se demander alors autour de quel problème « gravitent » ces spécificités.

Sa formulation : la problématique est plus qu’un mot. Elle est déjà une relation entre les différents « protagonistes » du problème. Il faut chercher à l’affiner, à préciser sa formulation, sans lui retirer sa généralité, son caractère commun.

Elle prend clairement la forme d’une question.

b) Organiser une progression logique : le plan.

Ce que l’on sait du plan d’un point de vue formel : il comprend une introduction, 2 ou 3 parties et une conclusion.

Ce que l’on doit réaliser d’un point de vue logique (rationnel) : un ordre progressif qui permet de rendre compte de façon objective de tous les documents (c’est la synthèse !).

Des progressions logiques possibles :

– le plan dialectique : une progression de thèses, de la plus simple à la plus complexe. Soit : une thèse 1, sa critique et la défense d’une thèse 2, sa critique et la défense d’une thèse 3.

– le plan thématique : le problème – la ou les relations qu’il détermine – est examiné sous différents angles. Ex : un angle psychologique, social, puis politique ou artistique, etc. Attention ici à ne pas morceler le problème.

– le plan chronologique : les différentes thèses sont examinées comme si elles constituaient les différentes étapes d’une histoire. Soit : l’état passé des faits, des idées; les changements intervenus, les critiques; l’état actuel et nouveau des faits et des idées et les perspectives, y compris celles qui sont problématiques.
De même nature : le plan causes, effets, perspectives.

 

3ième étape : la rédaction, le comptage et la relecture.

Temps : 1h20, à diviser selon le travail.

a) La rédaction suit le plan.

Le plan est le guide le plus sûr. Il faut donc le suivre.

Un principe d’ordre : diviser la rédaction du texte en une rédaction de phrases qui suit le plan.

– commencer par l’introduction : une accroche, l’annonce du problème, le plan. Soit 3 phrases. Temps : 15 min.
Penser à utiliser un des documents du corpus pour l’accroche. Ce choix a été fait au préalable dans le plan.

Compter les mots de l’introduction : env. 40 mots.

la rédaction de chaque partie : chacune d’elle est associée à un nombre limité de textes, 4 ou 5 généralement.
Le principe : une phrase pour chaque texte.
La règle : bien rendre compte de la spécificité de chaque texte, son lien avec la problématique.
Son corollaire : ne rien dire qui ne soit pas dans les documents.
Ordonnez la présentation des textes.
Temps : 1h08

On peut déjà commencer à compter les mots de chaque partie : env. 75 mots.
A titre indicatif : la longueur des documents diminue mais leur nombre (12 ou 13) reste le même. Si l’on compte 4 documents pour 3 parties dans le développement, cela fait 18 mots env. pour une phrase/un document, soit 1,5 lignes.

la conclusion : elle contient la réponse à la problématique et une ouverture.
La réponse : elle doit effectivement répondre à la problématique donnée dans l’introduction ! Evitez les phrases floues ou sans rapport avec ce qui est dit dans l’introduction.
Penser à utiliser un des documents du corpus pour l’ouverture. Ce choix a été fait au préalable dans le plan.

Compter les mots de la conclusion : env. 40 mots.

A la fin de la rédaction : comptez l’ensemble des mots. Ajuster : réduire, augmentez (précisez).

b) Qualités de l’organisation des parties, du style et présentation.

l’organisation des parties : elle va de pair avec le plan, sa logique.

Il s’agit simplement ici de veiller à ce que les parties soient équilibrées entre elles.

Pensez aussi à faire un bon usage, sans excès, des connecteurs logiques : or, cependant, mais, et, si..alors.., de même que, bien que, etc.
Une fiche intéressante sur ce sujet : ici.

le style : d’abord ne pas faire de fautes, ensuite améliorer son expression.

les phrases : simples, plutôt courtes. Dire « une chose à la fois ». Ne pas abuser des subordonnées, ni des participes présents. Ne pas trop utiliser les mêmes mots.

Vérifier : les accords en genre et nombre (singulier/pluriel, masculin/féminin); les accords sujet/verbe; l’accord des participes passés avec les auxiliaires être et avoir; les différents groupes de verbe et leur participe passé; les possessifs/démonstratifs, l’usage de tout/tous, etc.

Il est très utile de disposer de libres de grammaire, d’orthographe et de conjugaison et de s’en servir. A pratiquer comme un exercice régulier type jogging !

Un site pour vous entraîner : http://www.francaisfacile.com/index.php

Revoir l’usage : de la ponctuation (attention au ; et au ?); des traits d’union; des accents; des majuscules; des cédilles.

Rappel : l’orthographe de certains mots est donnée dans les documents ! Il serait dommage de ne pas s’en servir.

Choix du vocabulaire : les termes utilisés, lorsqu’ils sont bien choisis, permettent d’exprimer de façon simple et claire une pensée. Attention donc au sens précis des mots. Cela vaut aussi pour l’usage d’un connecteur.

Que faire lorsqu’une rédaction est problématique (incertitude sur le sens des mots, leur orthographe, etc) ? : ne pas hésiter à changer, à préférer une rédaction plus simple, en veillant à conserver l’idée.

– la présentation : ne pas oublier d’indiquer le nombre de mots dans la case prévue à cet effet, de placer les astérisques. Veillez à écrire lisiblement.

c) le comptage des mots et la rédaction au propre.

Pour le comptage des mots, penser à utiliser la méthode des colonnes. S’entraîner avant !

 

 

Pour s’entraîner : synthese-2014

 

 

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