AP 1ère S

classe AP 1 SParticipants (de gauche à droite) : Sophie Paques, Orlane Jacq, Rémi Richa, Albane Arthuis, Arthur Froger, Arthur Guionnet.
Emilio Del Castillo est arrivé un peu plus tard, et donc n’est pas sur la photo (mais il est aussi beau que les autres).
(avec leur aimable autorisation)

nous ont rejoints : Clément Papin, Valentin Charland et Constance Bouyer.

Séance 1 : le 15 septembre
Présentation. Différents intérêts.
Question du suicide, du sens de la vie. Reformulation : Et si la vie n’avait aucun sens, cela serait-il un drame ? Un travail à réaliser chez soi. Pas de consignes particulières.

Séance 2 : le 22 septembre
Référence à Camus, le début du Mythe de Sisyphe.
« Il n’y a qu’une seule question vraiment philosophique, c’est le suicide »
Réponses : des différences de perception de la vie : la sienne/celle des autres. Idée de variation perception selon les humeurs. Défense d’une thèse relativiste. Idée d’habitude « on s’est habitué ». Pourquoi changer ? Il vaut mieux vivre, quitte à ce que le doute persiste. Le sens est en plus (ex : objet d’art.). Idée d’une vie effrayante, pas la mort.

Séance 3 : le 29 septembre.
Retour critique : 2 écueils.
1. Le relativisme courant. Explication.
2. L’inauthenticité (M.Heidegger), ou la mauvaise foi (Sartre).
Solution ? Jouer un rôle. Le personnage, l’acteur. Travail à réaliser : quel personnage voudriez-vous être ? Le personnage : le choix d’une vie, de la vie que l’on voudrait mener.

Séance n°4 : le 6 octobre.
Le personnage. Des personnages comme modèle de vie.
– James Barry, Peter Pan, la parce laissée à l’imaginaire. Imaginer c’est se choisir. (Réf. possible à Sartre, le pouvoir de l’imagination).
– vivre ensemble. Se sentir utile, lié aux autres. Modèle du Japon. Se penser comme une partie d’un tout.
– se laisser être soi-même, sans forcer. Laisser les différences se manifester.
– être James Bond, être un aventurier. Un séducteur ? Un héros qui sauve le monde. Utilité de soi au monde.
– être un samouraï : être sage, faire le bon choix. Combat pour le bien, maîtrise de soi.
– être utile, influent : être dans une dynamique positive. Un héros de Star Wars.
– être courageux, sage. Studieux et rebelle. Hermione dans Harry Potter.

Séance n°5 : le 13 octobre

Un texte d’Epictète tiré du Manuel (§XVI et XVII)

– Jouer un rôle ou jouer son rôle ? Qui est le metteur en scène ?
– interpréter : être fidèle à ou trahir l’original ? Trahir pour être fidèle ?

Séance n°6 : le 17 novembre.

A expliquer la phrase du texte d’Epictète : « ne te laisse pas aller à croire que ces évènements font son malheur : ce qui cause du chagrin à cet homme, ce n’est pas ce qui lui arrive (sinon cela ferait le même effet à tel ou tel), mais l’opinion qu’il se fait de cet évènement ».

Explication de la notion d’attachement aux biens, la distinction et la relation entre l’attachement aux biens et l’opinion que l’on a qu’une chose est un bien, et sa nature.
Idée d’attachement à soi. Distinction entre égoïsme, égocentrisme. Indifférence et mise à distance, détachement des opinions fausses.

Séance n°7 : le 24 novembre.

Dieu et le sens de la vie. Question de départ : qu’est-ce qu’une religion ?
Une croyance personnelle en un dieu : une foi.
Une réponse à la question du sens de la vie : Dieu donne sens à la vie. Il affirme que la vie a un sens, vaut la peine d’être vécue. Ce qui l’affirme : la création divine, mais aussi au delà les textes religieux qui veulent être comme l’explication du projet divin. Dieu a voulu le monde, l’homme, une certaine vie pour l’homme.
Reprise : 2 façons de penser la religion. Selon une relation verticale de l’homme à Dieu être transcendant. Selon une relation horizontale : les hommes reliés entre eux par une même foi partagée, lien qui se manifeste dans les pratiques religieuses communautaires. La religion élément de la culture, et qui peut être instrumentalisée comme la culture à des fins identitaires.

Question : pourquoi n’êtes-vous pas injustes ?

Séance n°8 : le 1er décembre.

Pourquoi un homme ne commet-il pas des injustices ? Les premières réponses sont données, la discussion s’engage :
– parce que commettre un injustice est difficile ! Il ne faut pas voir peur, il ne faut pas se faire prendre.
– parce que c’est interdit par la loi. Il faut obéir aux lois.

A ces 2 premières réponses sont opposées les objections suivantes :
– si c’est seulement la peur qui fait l’homme juste, alors le justice est seulement une question de puissance, ou de culot. Il suffit de devenir fort et audacieux !
– les lois interdisent certes : mais est-on tenu d’obéir aux lois ? Si l’on y obéit seulement pas la crainte de la sanction, alors c’est seulement une question de peur !  (cf. ce qui précède).
Digression : il peut être plaisant de désobéir aux lois car l’interdit en tant qu’obstacle à la volonté individuelle, permet à celle-ci de s’affirmer par la transgression. Transgresser signifie que je n’ai pas peur, que j’existe en tant que volonté !

– un homme est juste car il veut éprouver le mérite d’être juste. La résistance à la justice est un mérite. Ex : ne pas céder à la colère, la jalousie, la vengeance, etc.
– un homme est juste car il n’a pas besoin d’être injuste. Il est faux de prétendre qu’un homme veut toujours tout posséder et faire du mal aux autres hommes. Pour que les hommes soient justes, il faut qu’ils prennent conscience qu’ils n’ont pas besoin d’être injustes. Par ex, être heureux de peu choses.
– les hommes sont naturellement portés à être justes. Cf. par ex. la compassion.
– les hommes ont une conscience morale qui les empêche d’être injustes.

Plusieurs objections sont opposées à ces réponses (très intéressantes tout de même!). Pour simplifier, l’on pourrait dire que la difficulté (de la morale, de sa justification ou de son fondement) consiste à faire face à un adversaire-type : l’homme clairement immoral.
Soit un homme qui assume pleinement son immoralité d’un point de vue intellectuel, qui rejette toute forme de justification naturelle (ex : compassion) ou culturelle (ex : morale issu de l’éducation). Bref, il déclare qu’il n’existe aucune morale mais seulement des rapports de force entre les hommes. Que peut-on lui répondre ? Dans un second temps : en quel sens la négation de toute valeur morale met-elle l’humanité devant un néant de l’existence ?

A lire : ce texte de Platon, tiré du Livre II de la République et connu sous le nom d’Anneau de Gygès.

Séance n°9 du 8 décembre :

Lecture et réflexion sur le texte de l’anneau de Gygès.
– la conception courante de l’injustice : fondée sur la nature, elle affirme commentre l’injustice est un bien, la subir un mal, mais que la mal à la subir est supérieur au bien de la commettre. D’où pour ceux qui ne peuvent éviter de la subir le souci de ne pas la commettre et l’entente avec d’autres sur les lois et la justice humaine. Celui qui pourrait ne pas subir l’injustice se garderait bien de l’interdire.
– défense de cette thèse avec l’exemple de Gygès et son histoire. Partout où l’on peut être injuste impunément, on ne s’en fait pas faute. Preuve qu’on n’est pas juste par choix mais par contrainte.
– d’un injuste accompli capable de passer pour un homme juste et d’un juste qui passerait pour un scélérat, laquelle de ces 2 vies est préférable : celle de l’homme injuste évidemment.

La réflexion prend un tour nouveau avec une référence à Dieu, juge des crimes des hommes. Et si Dieu n’existait pas ?

Séance n°10 du 15 décembre :

« Si Dieu n’existe pas, tout est permis » est une phrase (injustement) attribuée à l’écrivain russe Dostoïevski.

Son sens ? Qu’est-ce que la justice si elle est seulement une affaire humaine ? Si elle est seulement relative et non absolue ? Distinction entre ces 2 termes : ce qui existe ou vaut en relation avec autre chose/ ce qui existe ou vaut en soi-même.

Extrait de textes de Dostoïevski, Nietzsche et Sartre.

Séances n°11 et 12 du 5 et du 12 janvier : 

Etude du texte de Sartre tiré de l’existentialisme est un humanisme, à propos la phrase attribuée à Dostoïevski. Brève présentation de la distinction entre l’essence et l’existence.

Une proposition est faite de changer de thème de réflexion. Les élèves préparent un écrit en ce sens.

Séance n° 13 du 26 janvier : 

Différents thèmes sont proposés par les élèves.

– Arthur G propose de réfléchir au thème de la magie. Il pense plus particulièrement à la télépathie, au spiritisme. Est-il possible d’avoir de tels pouvoirs ? Que peut-on en penser ?

– Sophie propose de réfléchir sur le travail, la place qu’il occupe dans la vie des hommes, celle qu’il doit occuper. Sa nécessité, son lien avec le bonheur. Son lien avec l’argent. Doit-on passer sa vie à travailler ?

– Arthur F propose de réfléchir sur les rêves. Pourquoi rêve-t-on ? Comment interpréter  les rêves ? Qu’en dit Freud ? Qu’est-ce que l’inconscience ? l’inconscient ?

– Valentin se demande si l’avenir est prévisible. Sa question n’est pas sans lien avec celle des buts de l’existence. Quelles sont les finalités de l’existence globale des hommes ?

Séance n°14 du 2 février :

– Constance propose de réfléchir à la notion de destin. Plus exactement sur l’importance qu’un de nos actes peut avoir sur la vie des autres. Il s’agit donc de penser aussi la relation qui existe entre les différentes actions humaines.

– Emilio propose le thème de la réalité. Pourquoi sommes-nous au monde ? Sommes-nous forcés d’y rester sans raison ?

– Lisa propose le thème des sectes. Qu’est-ce qu’une secte ? Quelle différence avec une religion ? Quelle séduction, attirance exerce les sectes ?

– Albane propose de réfléchir sur la connaissance, plus exactement le désir que l’on peut avoir de connaître. Est-ce un besoin naturel ? Quelle est sa nature ?

– Orlane propose de réfléchir sur la différence entre l’homme et l’animal. Y a-t-il une supériorité de l’homme sur l’animal ? Cela justifie-t-il le sort que l’on réserve aux animaux ?

– Clément propose de réfléchir au temps qui passe. Est-ce une fatalité ? Peut-on abolir le temps ? Est-il une fatalité ? Une contrainte, une liberté ?

Séance n°15 : le 9 février.

Petite exercice de réflexion : vous apprenez que vous (ou un de vos proches) êtes malade et qu’il ne vous (lui) reste qu’une année à vivre. Cela change-t-il votre vie, votre rapport au temps ? L’annonce prochaine de la mort change-t-elle notre conscience du temps, et par là notre vécu dans le temps ?

Les réponses proposées :
– les conséquences des actes soient moins importantes compte tenu du fait que nous allons mourir. Cela libère l’action. Il faut faire tout ce que l’on veut. On a le choix !
– à l’exemple du héros de Breaking Bad, je n’ai plus rien à perdre ! Sinon mon temps. Alors il faut agir et vite. Cela oblige à se concentrer.
– se concentrer sur l’essentiel : sa famille, son travail, le souci de s’accomplir.
– difficile de mourir sans y être préparé. La vieillesse est cette préparation, cette acceptation de la mort. Alors dans la cas présent, comment accepter cette mort brutale, soudaine ? On ne peut que refuser. Se révolter ?

il ya un paradoxe à voir que la diminution du temps de la vie et l’approche de la mort changent notre conscience du temps. Avant, il pouvait paraître illimité, il n’était pas compté. Sa présence pouvait finir par peser : c’est le temps de l’ennui, qui s’étire interminablement. Maintenant, il est rare et précieux. Il faut vivre chaque instant.
Mais pourquoi ne sentions-nous pas cette urgence de vivre auparavant, alors même que nous savons le temps de notre vie limité ?

Séance n°16 : le 8 mars.

Lecture de 2 textes sur le temps :
– Bergson : la conscience, trait d’union entre le passé et l’avenir.
– Pascal : « nous ne nous tenons jamais au temps présent. »

 

 

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